Posté le 28.08.2007 par gc
Humains
Ils ont peur de son nom et puis de sa présence
Ils n’ont pas oublié que depuis leur naissance
Elle les regarde et guette leurs pas doux et légers
Si sûrs d’eux ils y croient en cette immunité
Tous les jours ils s’entourent d’argent et de maisons
Des murs hauts comme des tours, ils forment leur prison
Les voilà déjà mort dans leurs pantoufles dorées
Qu’ils continuent ainsi, qu’ils cirent leurs pompes, aller !
Aux funèbres, aux dernières qui les rattraperont
Jusqu’au dernier cadavre j’écrirai sur leur front
Avec la suie, les cendres, leurs puanteur, leur sang
Malgré toute leurs fausseté, les courbettes et l’argent
Ces mots qui nous égalent qui font peur aux plus grands
Ces mots deviennent espoir lorsque la vie nous ment
Après toutes les souffrances, les trahisons, les hontes
J’écrirai sur leur front « repose en paix », pardon.
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Posté le 28.08.2007 par gc
Poison
Cher amour et cher ange
Tu causes ma perdition
Je me noie dans tes langes
Encore une injection
Pourquoi me plaire autant
Attiré par les maux
En mon cœur palpitant
Tu passes jusqu’au cerveau
En moi tu deviens roi
D’un royaume implorant
Ton trouble et ton effroi
Je deviens ton mendiant
Depuis bien trop longtemps
Mon corps est décharné
On me prive de tes dents
Je veux crever damné
Je t’en prie viens en moi
Prostituée et crevure
Entre en mon sein : j’ai froid
Je me fous de la censure
J’ai atteins tous les fonds
J’ai coupé toutes les routes
J’ai bu tous les flacons
Seul, pendu à ma poutre
Posté le 28.08.2007 par gc
Tous les jours…
Tous les jours je sens
J’écoute et je vois
J’essaie mais je mens
La misère, le froid
Je fais face, j’insiste
Les images, les sons
De la vie qui glisse
Il n’y a plus de front
J’aime les aider
Mes frères et mes sœurs
J’ai mal mais j’y vais
Puis un jour ils meurent
Les silences, la fin
Les pleurs, l’impuissance
Je sais les dessins
Je sais les souffrances
J’aimerais crier
Parfois en secret
Et pour me vider
Sans retenue je pleure
Sans trop de tristesse
Juste en soulagement
Une petite faiblesse
C’est mon relâchement
Mon échappatoire
Car tous les jours
Je côtoie le noir
La mort, ses détours
(2006)
Posté le 28.08.2007 par gc
Ma muse
Je t’en prie, fais l’effort
Sois ma muse pour ce soir
Je veux voir tout ton corps
Y écrire une histoire
Je veux être la plume
Qui écrira tes maux
Je te donne la lune
Donne-moi les défauts
Dis-moi ce qui tourmente
Un ange pur et loyal
Mon ange qui se violente
A boire tant ; trop brutal
Dis-moi ce qui rappelle
A un homme si doux
Que la mort n’est pas belle
Qu’elle a un pas de loup
Dis-moi mon cher amour
Pourquoi toute cette angoisse
Donne-moi ce vautour
Que je le tue, le lâche
Je te prête ma plume
Qui te soignera parfois
Je te prête ma bulle
S’il te plaît crois en moi
Accroche-toi à mes yeux
Lorsque la peur te prend
Par ce que tu es mon dieu
Pour toi aucun serpent
Accroche-toi à mon sein
Qui sans cesse te rappelle
Que la vie c’est divin
Que je te donne mes ailes
Sois heureux mon amour
Pense à tous ces moments
Toute la vie, tous les jours
Lorsque ta tête ment
Posté le 28.08.2007 par gc
Vote criminel
Je veux que vous entendiez
S’il vous plait tendez l’oreille
Entendez-vous tous ces cris ?
Les fracas, les hurlements
Notre monde crève sous nos yeux
Nos frères tombent sous nos bulletins
De vote ou bien de dévote
Je ne sais plus, vous m’effrayez
S’il vous plait ouvrez les yeux
Sur les conséquences cachées
Des tickets mais que des allers
Pas de retours mais des prisons
Des guerres, des conflits, des armes
La famine, la maladie
Vous voulez ça pour nos frères ?
S’il te plais tends lui la main
Tes mains fortes pour leurs mains frêles
Ta chaleur pour des p(e)tits cœurs
Ton regard pour leurs yeux lourds
Ton assiette pour leurs corps minces
Tes frontières pour leur survie
Baisse enfin ces armes sanglantes
Qui ne cultivent que la haine
La peur et puis la méfiance.
Charlie Hebdo et SOS Racisme lancent la pétition contre les tests ADN.
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial, l'amendement Mariani, adopté par l'Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l'ère d'une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Cette nouvelle donne pose trois séries de problèmes fondamentaux.
Tout d'abord, des problèmes d'ordre éthique. En effet, l'utilisation de tests ADN pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France pose d'emblée cette question : depuis quand la génétique va t'elle décider de qui a le droit ou non de s'établir sur un territoire ? Au-delà, depuis quand une famille devrait-elle se définir en termes génétiques ? Sont pères ou mères les personnes qui apportent amour, soin et éducation à ceux et celles qu'ils reconnaissent comme étant leurs enfants.
Ensuite, cet amendement fait voler en éclats le consensus précieux de la loi bioéthique qui éloignait les utilisations de la génétique contraires à notre idée de la civilisation et de la liberté.
Enfin, cet amendement s'inscrit dans un contexte de suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers qui en vient désormais à menacer le vivre ensemble. Car tout le monde s'accorde à dire que la fraude au regroupement familial ne peut être que marginale au regard des chiffres d'enfants annuellement concernés et au regard de l'absence de raison substantielle qu'il y aurait à frauder dans ce domaine. En effet, quelle étrange raison pousserait les immigrés à faire venir massivement dans notre pays des enfants qu'ils sauraient ne pas être les leurs ? Autrement dit, l'amendement instaurant les tests ADN n'a pas pour fonction de lutter contre une fraude hypothétique mais bien de participer à cette vision des immigrés que nous récusons avec force.
Nous sommes donc face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs. C'est pourquoi, nous, signataires de cette pétition, appelons le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration.
http://www.touchepasamonadn.com/
Posté le 28.08.2007 par gc
Rappel à l’ordre
Je dis non à la terreur
A la peur, à la frayeur
Vous mes frères répondez-moi
Dites-moi que c’est nous les rois
Que l’argent, que les profits
Ne valent pas plus que nos vies
A nos frères que l’on renvoie
D’un pays malade, sournois
Aidez-moi, prenez les armes
Pour réunir nos trois dames
O la liberté, son âme
L’égalité crève, infâme
J’oublis la fraternité
Que certains ont tant clamé
Revenons-nous en arrière ?
Je ne veux pas de ces guerres
Oubliez-vous tous les morts ?
Je me sens mal quand je m’endors !
Mes frères meurent devant moi
Et la France le conçoit.
Posté le 28.08.2007 par gc
H…
La luminosité des matinées naissantes
Je l’attends, je la veille
Mais la précarité de mes nuits affolantes
En suspend, elle m’éveille
Dans ce lieu, bien plus forte, immortelle selon eux
Je pars et je m’isole
Ils m’envahissent, m’emplissent, sans regarder mes yeux
Où suis-je ? Une camisole !
Je m’arrête ce matin, je sors, je respire
Je fuis la nuit, le froid
J’oublis que mes deux mondes un jour vont s’unir
Bientôt ce sera moi
Et vous le monde du jour, de la santé, des rires
Vous oubliez si vite !
Qu’un autre monde existe où l’on s’en va mourir
Aujourd’hui c’est un mythe
Oui ! Je m’adresse à toi : lecteur dans le déni
Pense à ta condition
Non ! Tu n’es pas un dieu, non ! Tu n’es pas béni
Tu auras ta potion !
Je vous salue bien bas, avec tous les honneurs
Je m’en vais, moi je fuis
J’enlève ma camisole grâce à mes larmes, mes pleurs
Je retrouve mon lit
(Août 2006)
Posté le 28.08.2007 par gc
Putain de page blanche
Moi qui ai si peur et qui suis si mal
Pourquoi mon stylo ne crache pas ses maux
Pourquoi mon cerveau ne verse plus ses eaux
Je suis sèche, amère ; plus de sucre, de rose
Je veux la colère
Je veux la misère
Mais non cet état qui me laisse lasse
De tous les tracas, de tous les échecs
Des compétions sans cesse qui se courent
Un petit échec mais d’un goût si âpre
Atone et sans sel je ne peux vomir
Il s’accroche à moi et me tourmente, fort
Remise en question et tous ses amis
Sont venus à moi, me serrent les mains
Les pieds et la langue jusqu’aux intestins
Mal de bide, larmes sèches, ongles boudinés
Angoisse perpétuelle d’une barre à maintenir
Société de merde, oui j’en fais partie
De ce métier fou, de toute sa misère
Je survis par lui mais je survis pour lui
Toujours voir plus haut et mes ambitions
Me bouffent les genoux, je ne tiens plus debout
J’ n’ai pourtant pas bu : non c’est interdit
Je ne fume plus non plus car fumer ça tue
J’ fais encore l’amour c’est ce qui me tient en vie
(Août 2007)
Posté le 28.08.2007 par gc
Mon petit frère
A toi, qui es mon frère
Jamais je ne reçois
Un seul baiser sincère
Une bise, pas une fois
J’aimerais bien qu’un jour
Tu viennes me voir mon frère
Que sans aucun détour
De ta sœur tu sois fier
Moi qui t’aie vu grandir
Qui t’aie tant engueulé
J’aime te voir sourire
J’aime tellement te voir gai
Lorsque tu viens me parler
Me confiant tes soucis
Je me sens exister
Pour toi plus qu’une amie
Mon tout p’ti frère à moi
Un p’ti mec un peu maigre
Si honnête et si droit
Toujours sage, jamais aigre
Moi je suis fière de toi
De ce que tu es devenu
Un homme gentil, mais froid
Mais ce n’est jamais perdu
Comme tu me l’as demandé
J’essaie du mieux que je peux
D’exprimer mes pensées
Tous ces mots c’est trop peu
Je n’oserais te dire
Relation trop pudique
Entre nous il faut lire
T’écrire « je t’aime », sans pic…
(Juin 2007)
Posté le 29.08.2007 par gc
Tristesse
Je t’ai vu ce matin
Voulant effrontément
Pénétrer en mon sein
M’envahir doucement
Au dessus de mon crâne
Tu as voulu t’asseoir
J’y ai mis une trame
T’empêchant de mouvoir
Tu es aussi vieille
Que notre humanité
Et toujours tu la veilles
Désirant la miner
Enfin, tu es perdue
Je te donne congé
Enfin, je t’ai vaincue
Oui, je veux la gaîté
Respirer tout son air
Goûter à tous ses fruits
Puis écouter ses frères
Et coucher en son lit
(2004)