Posté le 29.08.2007 par gc
A toi...
Je voudrais qu'on me jette
De la poudre dans les yeux
Ne plus voir ces silhouettes
Ni tous les malheureux
Je voudrais être sourde
Que les sons soient changés
J'ai la tête tellement lourde
Et puis je traîne les pieds
Donnez-leur les ballons
Qu'ils n'auront jamais
Chantez-leur les chansons
De paix, de liberté
Et la fraternité
Où est-elle pour eux ?
Et puis l'égalité ?
Ils n'ont pas les yeux bleus !
Magyd et tous les miens
Qui se battent pour l'Homme
Vous m'avez donné faim
De combats, de réformes
Pour tous les gens qui souffrent
D'injustice et des lois
Des traditions, des gouffres
Des religions, des rois
Vous avez su écrire
Tant de larmes et de mots
Qui redonnent le sourire
Lorsqu'on se sent moins beau
Un véritable espoir
A travers vos chansons
Vos textes : un exutoire
Contre tous les poisons
--
Posté le 29.08.2007 par gc
Ce soir je n’y arrive pas
Ce soir je n’y arrive pas
A t’écrire de beaux mots
J’aurais voulu t’écrire
Mon amour, mon envie
Ce que me disent tes rires
Tes yeux et puis la vie
J’aurais voulu des mots
Qui te fassent pleurer
De jolis mots tout chauds
De jolis mots cirés
Mais je déteste ceux-là
Ils sont moches et stupides
Ils ne sont pas pour toi
Tu mérites moins aride
Pourtant je les transmets
A ton cœur, à tes yeux
Espérant meilleurs mets
Ils mouront en ton bleu
J’entends encore tes pas
Et j’attends ton retour
Ce soir je n’y arrive pas
L’amour est un vautour
Il te guette et te prends
Sans te lâcher, jamais
Ma tête est pleine de dents
Qui ne desserrent jamais
Envahie par mes sens
Mes pensées vont vers toi
Je n’ai plus mon essence
Je te donne mes doigts
Ils ne serviront pas
Attendant ton retour
Prends mes yeux et mon foie
Je n’ai plus que l’amour
Tu me laisses ainsi choir
Je t’attends, je m’endors
Encore un triste soir
Où ma vie est dehors
Posté le 29.08.2007 par gc
Dors
Mon cher ange, mon amour si cher à mon cœur
Laisse-toi envelopper de ce voile de douceur
Ta joue ronde posée sur l’oreiller aimé
Où j’embrasse ton odeur toute la journée
Laisse-toi envahir par ces rêves d’enfants
Moi ta Wendy et toi mon Peter-Pan
Un monde imaginaire que nous saurons vêtir
Pour nous deux qui avons tant de mal à grandir
Allongé, nu, paisible, je te regarde longuement
Je devine tes formes sous ce drap qui ne ment
Je sens monter en moi ce désir délicieux
Ma bouche aimerait tant se poser sur tes yeux !
T’embrasser les deux pieds puis monter doucement
Je veux être ce drap qui te caresse, amant
J’appelle tes mains douces pour effleurer mes sens,
Ta bouche, tes yeux, ton cou, ton ventre et ton essence…
Ce merveilleux tableau dès le matin naissant
Ma fait aimer la vie, ma fait vivre l’instant
Pour une nouvelle journée remplis de joie, d’amour
Tu t’éveilles souriant et nous faisons l’amour.
(2006)
Posté le 29.08.2007 par gc
Claire
A ma petite sœur
Que j’aime, qui me manque
Si grande en mon cœur
Et parfois si chiante
Pour ce joli jour
Je voulais t’écrire
Quelques mots d’amour
Et puis tous nos rires
Un petit mot doux
Que tu garderas
En souvenir de nous
Des joies, des tracas
De mauvaise humeur
Lorsque tu t’éveilles
Aucune rancœur
Tes rires je les veille
Ainsi est la vie
Rares sont les je t’aime
Mais par cet écrit
Je te cris je t’aime
(Décembre 2006)
Posté le 29.08.2007 par gc
Féerie
Je suis une fée nommée Déni
Je vis dans un bouchon en liège
Un petit trou en guise de lit
Il y fait chaud : un privilège !
Je vais vous compter mon malheur
Je suis amoureuse d’un humain
Je l’indiffère : trop en hauteur !
Bien trop réel pour être miens
J’avais comme amie une sauterelle
Une pomme de pin l’a écrasé
Elle était jeune, elle était frêle
Ses pattes se sont emmêlées
Une mouche m’a volé mes ailes
Puis elle a brûlé mon bouchon
J’ai laissé mon amie fidèle
Et j’ai enfin quitté le fond
Dans l’espérance d’un seul baiser
Je suis devenue bien réelle
Sur un nuage je suis posée
Je n’ai plus besoin des mes ailes
(2006)
Posté le 29.08.2007 par gc
Péril Humain
Je me noie sans l’essaim
J’apparais si minime
Ne créant nul lien
Je me fonds à l’abîme
Je crie et je supplie
La misère de s’éteindre
Mais jamais je ne prie
Car je ne peux ma plaindre
Les dieux, les géants, les héros
D’aucun je ne vois l’ombre
Mon âme devient fausse
Le monde reste si sombre
Je croule sous les images
Implorant mon esprit
D’arrêter ce naufrage
La douleur je la vis
Tous les jours, toutes les heures
Tant de morts et de sang
La frayeur et l’horreur
Dieu renie ses enfants
Ils tuent, ils jurent, ils crachent
Leurs frères, leurs mères, leurs pères
Ils ne croient qu’en ces liasses
Leur monde devient l’enfer
Je ne comprends pas mes frères
Qui aiment se léser
Je ne comprends pas mes pères
Qui les regardent, aisés…
(Octobre 2004)
Posté le 29.08.2007 par gc
Tombeau
Je vous appelle ce soir
Du fond de mon manoir
Car je n’ai plus d’espoir
J’erre seule dans le noir
Je confie mes cauchemars
A ce grand entonnoir
Me servant d’exutoire
Je les laisse ainsi choir
Aveugle, sourde : je ne peux croire
A ces songes miroirs
L’inconscient en retard
Me voila dans une foire
L’être humain un barbare
Et son visage blafard
Mais j’ai encore l’espoir
Doux espoir illusoire
De sortir du dortoir
Où dorment les corps noirs
(2004)
Posté le 29.08.2007 par gc
Folie
Le sang de mes amis
Coulera sur mes mains
Satan sera ravi
Reposera en mon sein
Je serai écorchée
Dépourvue de ma peau
Debout je resterai
Portant mon écriteau
Les enfants mutilés
Les vieillards assoiffés
Du sang de ses premiers
Qui les auront fouettés
La folie dans nos rues
Nos têtes envoûtées
Pour ce piètre menu
Qui nous a égalé
Telles des bêtes enragées
Nous partirons en guerre
Pour un mince pavé
De viande et de vers
Ainsi nous finirons
Etres humains dérisoires
Et nous redeviendrons
Animaux et cafards
(2004)
Posté le 29.08.2007 par gc
Promenade
Par une belle journée d’été
J’ai voulu me promener
Dans la ville je suis allée
Cela m’a exténuée
Tous ces cris, toutes ces voitures
Et pourtant je vous le jure
J’essaie de faire bonne figure
Devant tous ces flots d’injures
Les Hommes ne respectent rien
Détruisant tous les chemins
Voulant toujours plus de rien
S’entourant de tous leurs biens
Ont-ils oubliées la terre ?
Qui fût jadis notre mère
Ils ont pollués son air
Ils ont salis toutes ses mers
Ils sont toujours si pressés
Même plus le temps de penser
Vont-ils un jour s’arrêter ?
Sont-ils si pressés de crever ?
Car moi je veux prendre le temps
De savourer tous les pans
De sentir sur moi le vent
En m’asseyant sur ce banc
De cette belle soirée d’été
Tout son air je veux humer
Mes poumons seront bombés
Et je m’en irai apaisée
(2004)
Posté le 29.08.2007 par gc
Il pleut !
Sentez-vous cette odeur
Qui s’échappe de nos sols ?
Voyez-vous à cette heure
De la pluie je raffole
Elle me calme, m’adoucit
Après une dure journée
Alors je lui souris
En l’écoutant tomber
Elle éveille mes sens
Elle est une récompense
Permettant un sommeil
Doux et plein de merveilles
(2004)