Posté le 12.09.2007 par gc
Le souffle
Le souffle dit « de vie »
Pour nous, être vivants
Ne peut être qu’utopie
A nous même on se ment
Car chaque fois que j’inspire
L’air remplit mes poumons
Puis chaque fois que j’expire
La mort me crie son nom
Ma rappelant ainsi
Que même si je la crains
Ma vie n’est que sursis
Et ma mort mon destin
(2004)
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Posté le 13.09.2007 par gc
Doutes
Pourquoi tous ces doutes me prennent
Toutes ces questions qui me hantent
Après tant d’espoir, de peines
Je crois que là je me plante
Infirmière un beau métier
Oui mais pourquoi et pour qui
A quel prix faut-il dévouer
Tout son temps et son esprit
Deux ans de réanimation
Auront blessé mes espoirs
Mes rêves et mes illusions
Soigner mon prochain : y croire
Après les insultes, les rages
Les décès et tous les pleurs
La maladie cet orage
Qui n’en finit plus, j’ai peur
Toutes ces mains que je leur tends
Dans la misère, dans le froid
A ces gens qui sans argent
N’osent se soigner : quel effroi
Je pensais pouvoir panser
Les plaies mais aussi les peines
Un même pansement, quelle idée
Pour les pauvres et pour les reines
Un pays où on y crève
Une médecine à deux vitesses
Etre infirmière fût mon rêve
Je suis tombée sur les fesses
Posté le 16.09.2007 par gc
Nicolas SSSSSSS
Nicolas Sarko facho
Tu ne sais pas que tu es manchot
Pas de tes bras mais des mots
Tu ne penses qu’aux capitaux
Manipulation de l’histoire
Ca tu connais c’est ton art
Un grand C pour toi Connard
Qui me donne envie de pétards
Tu ne connais que la haine
Que tu cultives sans peine
Tu nous fais croire que tes chaînes
Sont d’or et républicaines
Tant de lois liberticides
De paroles fécaloïdes
L’expulsion infanticide
Pour ne pas dire génocide
Tu ne peux détruire mes envies
De paix, d’eau, d’amour et de vie
Je le clame et je le crie
Je hais le racisme, ses fruits
Posté le 20.09.2007 par gc
Saute !
Tu as si peur je n’ comprends pas
Tu fuis souvent, tu pars parfois
Tes yeux sur moi ne restent pas
Mes questions tombent dans ton froid
Je n’ te demande pas le mariage
Une grande famille, son habillage
Je veux juste qu’un peu tu enrages
Un peu de vie sur ton passage
Ce que tu appelles engagement
Devient pour toi un vrai tourment
Un sacrifice, un lien, sois franc
Tu ne veux de rien mais quel enfant !
A toujours vouloir être libre
Tu ne vois pas que je me livre
A toi, de toi moi je suis ivre
J’aurais voulu être ta rive
Où tu accosterais sans braise
Qu’enfin tu te sentes à ton aise
Plus jamais à l’étroit, cette fournaise
Saute ou bien quitte la falaise
Tu dis que c’ n’est pas le moment
Je t’aime et alors je t’attends
Pour tout prévoir mais c’est frustrant
De n’ jamais rien toucher sans gant
Encore quelques mots, quelques soirs
Où je demande sans recevoir
Mais je sais l’amour et l’espoir
Que tu mets en moi sans y croire
A te voir douter quelques fois
Je m’dis que peut être ce n’est pas moi
Qui aurais droit à tout de toi
Sans tout ranger, sans que tout soit droit.
Posté le 21.09.2007 par gc
Julien
Je joue avec un doux prénom
Un mot qui suit la vie, un don
L’écrire a le goût d’un bonbon
Il me bouleverse, il est si bon
Et aussi un peu polisson
N’existant que pour moi, son nom
Posté le 21.09.2007 par gc
Le bruit et l’odeur
Il insulte la race humaine
En testant son ADN
Il cultive cette haine
Pour que l’on ait peur des gènes
La couleur, le bruit, l’odeur
Les mots font si mal, j’ai peur
Qu’après des années de leurres
Nos enfants deviennent terreurs
Le salaire est au mérite
Distribué selon tes rites
Ta religion et ses mythes
La France : tu aimes ou tu quittes
Ensemble tout devient possible
Quelques mots pourtant audibles
Ca ne peut pas être si terrible
Ensemble ne peut être nuisible
Il nous le prouve tous les jours
Que ses idées et ses tours
Sont dénués de l’amour
De l’homme et de son secours
Je ne comprends pas les infâmes
Qui ont voté pour cet âne
Assoiffés de pouvoir et d’armes
Qui aime la guerre et ses dames
Posté le 02.10.2007 par gc
Dernière fois
Pour la dernière fois, je t’appelle toi lecteur
Je m’adresse bien à toi et sans aucune peur
Car je sais que je vis mes toutes dernières heures
Je veux crever en paix sans vous et puis sans peur
Prenez mes reins, mon cœur et puis aussi mon foie
Prenez le tout, mais oui, je vous en donne le droit
Plutôt mourir vide et mourir sans lois
Ce monde pue tellement, une dernière fois
Toute cette crasse si digne à votre humanité
Je ne me reconnais pas en votre félicité
Je pue comme vous c’est sûr, à force de traîner
Parmi vous, vos paroles, vos gestes, vos rôts, vos pets
Et c’est bien pour tout ça que je me laisse mourir
J’aurais voulu aimer, j’aurais voulu sourire
Mais vous m’avez enlevé toute chance de courir
Et vous m’avez chargé de l’envie de vomir
A tous ces hommes et femmes qui ne savent tendre la main
J’espère que vous crèverez d’une mort lente et sans fin
Ou alors qu’une fois vous ressentiez la faim
D’amour, de paix, de vie mais aussi de bon pain.
Posté le 03.10.2007 par gc
Chocolat cerise
Je veux goutter au miel cerise
Au chocolat violet qui frise
Les moustaches des vieux qui en luisent
Alors pourquoi pas les chemises
Vous ne comprenez pas j’en suis sûre
Mais je m’en fous car j’inaugure
Le n’importe quoi, le futur
Celui qui grince mais qui perdure
Alors je mange du chocolat
Et puis je fume le cana
Je bois aussi beaucoup de cola
Qui n’a plus de bulle à cette heure là
Je crèverai bien d’ cette maladie la
Dont on nous parle par çi, par là
Tellement que l’on croit qu’elle est là
Ha le salop, il nous aura…
Posté le 16.10.2007 par gc
Fume(ette)
Sous ma prison de papier
J’attends d’être fumé
Oui, car je veux brûler
Et te rendre plus gaie
Je t’appelle ce soir
T’empêchant de dormir
Car tu ne veux pas boire
Tu veux juste sourire
Entre amis c’est si simple
Vous êtes faibles devant moi
Vous me fumez sans crainte
En vos mains je suis roi
Je te fais oublier
Ta si dure journée
Les horreurs ressenties
Prés des gens qui ne sourient
Dans tes poumons je passe
Montant à ton cerveau
Tes idées noires trépassent
Et tout devient plus beau…
Posté le 17.10.2007 par gc
Ca y est
Aller ça y est, c’est décidé
Je ne lirais plus les journaux
Et puis j’ai éteins la télé
Je veux oublier tous ces maux
Ne me parlez plus d’président
D’immigration, de ces débats
Qui ne finissent que dans le sang
Pour des gens déjà tout en bas
Je ne veux plus rien en savoir
J’ai des envies de tout péter
J’ai les yeux ouverts dans le noir
Je ne veux plus vivre essoufflée
Toutes ces décisions et ces lois
Ils ne se sentent pas concernés
Mais des humains ce n’est pas du bois
Que l’on crame pour se réchauffer
Dis moi pourquoi fais tu tout ça
Toi et ton grand gouvernement
Dis moi pourquoi la France d’en bas
Dois payer pour tout cet argent
Moi je le donne mon pays
A tous les gens qui n’en ont pas
Je veux bien les soigner sans répit
Pour corriger tous nos faux pas…