Annee deux mille cinq
Posté le 12.09.2007 par gc
Invitation
Je vais vous confier un secret
Il existe un bel endroit
Là-bas, prés de la forêt
Où personne n’a mis le pas
Il est de mille couleurs
Il est fait pour reposer
Là-bas jamais de douleur
Tout y est volupté
Il y règne toutes saisons
Chacun peut y faire son choix
Sans aucune habitation
Cet endroit est fait pour moi !
Au milieu coule un ruisseau
Autour, tout y est fécond
Seuls y vivent des animaux
N’existant dans nul autre monde
Quelqu’un oserait-il venir
Dans cet endroit avec moi
Peut-être jusqu’à en mourir
Pour y vivre tous les émois
(2005)
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Posté le 12.09.2007 par gc
Nouveaux mondes
A mesure que je lis
Tout un monde se construit
Autour plus rien n’existe
Seule une histoire subsiste
J’imagine les paysages
Les lieux, les situations
Enfin je vois les visages
Desquels je connais les noms
La lecture : mon évasion
M’inventant de nouveaux mondes
Partageant toutes ses passions
A mon image ils se fondent
Chaque fois que j’en reviens
C’est avec de la colère
L’envie de changer le mien
Le réel ne plaît guère
Pourquoi ne pas résider
Mais cette fois pour toujours
Dans un monde tout inventé
D’un bon livre que je savoure
Parce que l’imagination
Bien que nécessaire pour vivre
N’est en fait qu’illusion
Et mes mondes doivent mourir
Posté le 12.09.2007 par gc
Il était une marque
La belle au bois dormant
Reposait à Evian
Prés de son prince charmant
Sur un Vert Géant
La petite souris
N’avait plus un radis
Elle vola un Kiri
Dans un p(e)tit Monoprix
Le rapide Sonic
Alla s’acheter des Nick
Pas loin du Prisunic
Qui vent de la Volvic
La jolie Cendrillon
Appela son tonton
Avec son Ericsson
Offert pas Télécon
Le gentil Casimir
Lava avec Vizir
Une belle tâche de Mir
Sur son habit Cachemire
Le Petit Poucet
Lui, a mit de côté
Du chocolat Nestlé
Grâce au Crédit Lyonnais
Garfield le gros chat
Attrapa son Nokia
Et alors commanda
Une tonne de Nuttela
Posté le 12.09.2007 par gc
Cancer
Je me souviens de ton visage
Gonflé, rouge et sans rasage
Tu étais souvent encombré
Il fallait alors t’aspirer
Je me souviens de ton corps
Si maigre, beaucoup moins fort
De ce petit trou ridicule
Que tout le monde appelait « canule »
De cette drôle de nourriture
De toutes ces tubulures
D’abord je n’avais pas compris
Jusqu’au jour où tu es parti
Je n’étais alors qu’une enfant
J’ai grandi en si peu de temps
Longtemps je me suis enfermée
Ne voulant jamais en parler
Je pensais que moi aussi
J’aurais cette maladie
Heureusement j’ai bien grandi
Et je me suis épanouie
Je n’en ai jamais parlé
Au papier je me suis confiée
Mais toutes ces images restent là
Quelque part au fond de moi
(2005)
Posté le 12.09.2007 par gc
Agoraphobie
Depuis le fond de mon cachot
Personne n’entend mes sanglots
Et dans mes tristes sabots
Je souffre de tous les maux
Il en est un qui est plus fort
J’ai hérité d’un triste sort
Celui de n’aimer ces décors
Où les gens y trouvent réconfort
Alors je m’enferme loin de vous
Lorsque je sors tout devient flou
J’ai peur des gens je vous l’avoue
Je pense qu’ils sont devenus fous
Pourquoi les grands espaces ouverts
Deviennent pour moi un enfer
Alors que vous, vous en êtes fiers
Vous y promenant tête en l’air
Pourquoi à l’approche de la foule
J’angoisse et puis soudain j’étouffe
Je ne peux rentrer dans le moule
De cette société qui me saoule
On dit que c’est moi qui ne vais pas
Alors regarde autour de toi
Ton mode de vie ne me convient pas
Comment peut-on supporter ça ?
(2005)
Posté le 29.08.2007 par gc
Pars
Comment te dire ne pars pas
Comment te dire reste là
Quand je sais que pour toi
Le bonheur est là-bas
Je souffre de tous les maux
Et puis plus rien n’est beau
Je me fous des oiseaux
Du temps, des gens, des mots
Quand tu pars mon amour
Le monde devient si lourd
Le temps devient vautour
Il se fait long et sourd
Je ne sens plus ton odeur
Tout n’est plus que douleur
J’ai besoin de ton cœur
Tous les jours mon âme sœur
Je t’aime avec passion
C’est dur et puis si bon
Je suis folle de ton nom
Tu causes ma perdition
Le sens-tu le vertige ?
Qui me saisit, me fige
Je te veux, je m’épuise
Je tombe et j’agonise
Je te dédie ma vie
Mon âme et mes envies
Le vide m’envahit
Je resterai croupie
J’attendrai ton retour
Toutes les nuits, tous les jours
Mes pensées mon amour
Seront pour toi, toujours
Je meurs sans toi parfois
Je t’en prie n’ m’oublis pas
J’ai peur et puis j’ai froid
Je sais c’est maladroit
Tous ces mots pour te dire
Que j’entendrai tes rires
Mais que je vais souffrir
Et que rien ne sera pire
Tu aimes cet océan
Tu es son élément
Autour tout est néant
Toi tu le vois si grand
Tu te noies dans ses eaux
Ton regard est si beau
Tu es heureux, si haut
Mais ce n’est qu’un escroc
(2005 : bon il était parti qu'une semaine j'avoue ! Mais quand même c 'est long ! )