Annee deux mille quatre
Posté le 16.10.2007 par gc
Fume(ette)
Sous ma prison de papier
J’attends d’être fumé
Oui, car je veux brûler
Et te rendre plus gaie
Je t’appelle ce soir
T’empêchant de dormir
Car tu ne veux pas boire
Tu veux juste sourire
Entre amis c’est si simple
Vous êtes faibles devant moi
Vous me fumez sans crainte
En vos mains je suis roi
Je te fais oublier
Ta si dure journée
Les horreurs ressenties
Prés des gens qui ne sourient
Dans tes poumons je passe
Montant à ton cerveau
Tes idées noires trépassent
Et tout devient plus beau…
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Posté le 12.09.2007 par gc
Le souffle
Le souffle dit « de vie »
Pour nous, être vivants
Ne peut être qu’utopie
A nous même on se ment
Car chaque fois que j’inspire
L’air remplit mes poumons
Puis chaque fois que j’expire
La mort me crie son nom
Ma rappelant ainsi
Que même si je la crains
Ma vie n’est que sursis
Et ma mort mon destin
(2004)
Posté le 12.09.2007 par gc
Douleur innocente
Depuis ma naissance
Et jusqu’à ma mort
Nulle reconnaissance
Tous les jours j’ai mon tors
Pourquoi m'a t-on choisi
Pour être torturée
Mon âme est si pourrie
Mon crâne fissuré
Telle une charogne puante
La douleur me suit
En moi elle s’implante
Et rien ne la détruit
J’implore toutes les puissances
Tous les dieux et les rois
Qu’on me rende l’innocence
J’en jouissais autrefois
Jamais je n’ouvrirais
Les yeux sur ce pouilleux
Ce monde je le hais
Régresser est mon voeux
(Août 2004)
Posté le 12.09.2007 par gc
Le temps
Demain je recommence
Je rentre dans la ronde
Malgré mes réticences
Je suis bien de ce monde
Je ne veux sommeiller
Il passe si vite le temps
Demain arrive : pressé
M’enfermant dans son temple
Il respire mes envies
Engloutit tous mes rêves
Seule sur son parvis
Il attend que je taise
Ma rage et ma frayeur
Ma vie et ma jeunesse
Il assèche chaque pleur
Puis éteint mon ivresse
Un jour je l’arrêterai
Ou c’est lui qui m’aura
Ce jour où je mourrai
Qui de nous deux vaincra ?
(2004)
Posté le 29.08.2007 par gc
Il pleut !
Sentez-vous cette odeur
Qui s’échappe de nos sols ?
Voyez-vous à cette heure
De la pluie je raffole
Elle me calme, m’adoucit
Après une dure journée
Alors je lui souris
En l’écoutant tomber
Elle éveille mes sens
Elle est une récompense
Permettant un sommeil
Doux et plein de merveilles
(2004)
Posté le 29.08.2007 par gc
Promenade
Par une belle journée d’été
J’ai voulu me promener
Dans la ville je suis allée
Cela m’a exténuée
Tous ces cris, toutes ces voitures
Et pourtant je vous le jure
J’essaie de faire bonne figure
Devant tous ces flots d’injures
Les Hommes ne respectent rien
Détruisant tous les chemins
Voulant toujours plus de rien
S’entourant de tous leurs biens
Ont-ils oubliées la terre ?
Qui fût jadis notre mère
Ils ont pollués son air
Ils ont salis toutes ses mers
Ils sont toujours si pressés
Même plus le temps de penser
Vont-ils un jour s’arrêter ?
Sont-ils si pressés de crever ?
Car moi je veux prendre le temps
De savourer tous les pans
De sentir sur moi le vent
En m’asseyant sur ce banc
De cette belle soirée d’été
Tout son air je veux humer
Mes poumons seront bombés
Et je m’en irai apaisée
(2004)
Posté le 29.08.2007 par gc
Folie
Le sang de mes amis
Coulera sur mes mains
Satan sera ravi
Reposera en mon sein
Je serai écorchée
Dépourvue de ma peau
Debout je resterai
Portant mon écriteau
Les enfants mutilés
Les vieillards assoiffés
Du sang de ses premiers
Qui les auront fouettés
La folie dans nos rues
Nos têtes envoûtées
Pour ce piètre menu
Qui nous a égalé
Telles des bêtes enragées
Nous partirons en guerre
Pour un mince pavé
De viande et de vers
Ainsi nous finirons
Etres humains dérisoires
Et nous redeviendrons
Animaux et cafards
(2004)
Posté le 29.08.2007 par gc
Tombeau
Je vous appelle ce soir
Du fond de mon manoir
Car je n’ai plus d’espoir
J’erre seule dans le noir
Je confie mes cauchemars
A ce grand entonnoir
Me servant d’exutoire
Je les laisse ainsi choir
Aveugle, sourde : je ne peux croire
A ces songes miroirs
L’inconscient en retard
Me voila dans une foire
L’être humain un barbare
Et son visage blafard
Mais j’ai encore l’espoir
Doux espoir illusoire
De sortir du dortoir
Où dorment les corps noirs
(2004)
Posté le 29.08.2007 par gc
Péril Humain
Je me noie sans l’essaim
J’apparais si minime
Ne créant nul lien
Je me fonds à l’abîme
Je crie et je supplie
La misère de s’éteindre
Mais jamais je ne prie
Car je ne peux ma plaindre
Les dieux, les géants, les héros
D’aucun je ne vois l’ombre
Mon âme devient fausse
Le monde reste si sombre
Je croule sous les images
Implorant mon esprit
D’arrêter ce naufrage
La douleur je la vis
Tous les jours, toutes les heures
Tant de morts et de sang
La frayeur et l’horreur
Dieu renie ses enfants
Ils tuent, ils jurent, ils crachent
Leurs frères, leurs mères, leurs pères
Ils ne croient qu’en ces liasses
Leur monde devient l’enfer
Je ne comprends pas mes frères
Qui aiment se léser
Je ne comprends pas mes pères
Qui les regardent, aisés…
(Octobre 2004)
Posté le 29.08.2007 par gc
Tristesse
Je t’ai vu ce matin
Voulant effrontément
Pénétrer en mon sein
M’envahir doucement
Au dessus de mon crâne
Tu as voulu t’asseoir
J’y ai mis une trame
T’empêchant de mouvoir
Tu es aussi vieille
Que notre humanité
Et toujours tu la veilles
Désirant la miner
Enfin, tu es perdue
Je te donne congé
Enfin, je t’ai vaincue
Oui, je veux la gaîté
Respirer tout son air
Goûter à tous ses fruits
Puis écouter ses frères
Et coucher en son lit
(2004)