Année deux mille sept
Posté le 21.09.2007 par gc
Julien
Je joue avec un doux prénom
Un mot qui suit la vie, un don
L’écrire a le goût d’un bonbon
Il me bouleverse, il est si bon
Et aussi un peu polisson
N’existant que pour moi, son nom
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Posté le 20.09.2007 par gc
Saute !
Tu as si peur je n’ comprends pas
Tu fuis souvent, tu pars parfois
Tes yeux sur moi ne restent pas
Mes questions tombent dans ton froid
Je n’ te demande pas le mariage
Une grande famille, son habillage
Je veux juste qu’un peu tu enrages
Un peu de vie sur ton passage
Ce que tu appelles engagement
Devient pour toi un vrai tourment
Un sacrifice, un lien, sois franc
Tu ne veux de rien mais quel enfant !
A toujours vouloir être libre
Tu ne vois pas que je me livre
A toi, de toi moi je suis ivre
J’aurais voulu être ta rive
Où tu accosterais sans braise
Qu’enfin tu te sentes à ton aise
Plus jamais à l’étroit, cette fournaise
Saute ou bien quitte la falaise
Tu dis que c’ n’est pas le moment
Je t’aime et alors je t’attends
Pour tout prévoir mais c’est frustrant
De n’ jamais rien toucher sans gant
Encore quelques mots, quelques soirs
Où je demande sans recevoir
Mais je sais l’amour et l’espoir
Que tu mets en moi sans y croire
A te voir douter quelques fois
Je m’dis que peut être ce n’est pas moi
Qui aurais droit à tout de toi
Sans tout ranger, sans que tout soit droit.
Posté le 16.09.2007 par gc
Nicolas SSSSSSS
Nicolas Sarko facho
Tu ne sais pas que tu es manchot
Pas de tes bras mais des mots
Tu ne penses qu’aux capitaux
Manipulation de l’histoire
Ca tu connais c’est ton art
Un grand C pour toi Connard
Qui me donne envie de pétards
Tu ne connais que la haine
Que tu cultives sans peine
Tu nous fais croire que tes chaînes
Sont d’or et républicaines
Tant de lois liberticides
De paroles fécaloïdes
L’expulsion infanticide
Pour ne pas dire génocide
Tu ne peux détruire mes envies
De paix, d’eau, d’amour et de vie
Je le clame et je le crie
Je hais le racisme, ses fruits
Posté le 13.09.2007 par gc
Doutes
Pourquoi tous ces doutes me prennent
Toutes ces questions qui me hantent
Après tant d’espoir, de peines
Je crois que là je me plante
Infirmière un beau métier
Oui mais pourquoi et pour qui
A quel prix faut-il dévouer
Tout son temps et son esprit
Deux ans de réanimation
Auront blessé mes espoirs
Mes rêves et mes illusions
Soigner mon prochain : y croire
Après les insultes, les rages
Les décès et tous les pleurs
La maladie cet orage
Qui n’en finit plus, j’ai peur
Toutes ces mains que je leur tends
Dans la misère, dans le froid
A ces gens qui sans argent
N’osent se soigner : quel effroi
Je pensais pouvoir panser
Les plaies mais aussi les peines
Un même pansement, quelle idée
Pour les pauvres et pour les reines
Un pays où on y crève
Une médecine à deux vitesses
Etre infirmière fût mon rêve
Je suis tombée sur les fesses
Posté le 29.08.2007 par gc
Meurtres
Je ne connais plus mes gestes
Ils sont fous, ils me nuisent
Tous ces corps indigestes
Dans l’ombre mes yeux luisent
Je transpire, je crie
Plus rien ne peut me plaire
Je souffre et je supplie
Mes mains de ne plus faire
Mon cerveau de conduire
Ces actions inhumaines
Trop humaines et les dires
J’ai envie que tu saignes
T’enlever tes cheveux
Et puis ensuite tes ongles
Appuyer sur tes yeux
T’enterrer dans les combles
(haha je vous fais peur maintenant ! Surtout toi Clémence ii !)
Posté le 29.08.2007 par gc
Ce soir je n’y arrive pas
Ce soir je n’y arrive pas
A t’écrire de beaux mots
J’aurais voulu t’écrire
Mon amour, mon envie
Ce que me disent tes rires
Tes yeux et puis la vie
J’aurais voulu des mots
Qui te fassent pleurer
De jolis mots tout chauds
De jolis mots cirés
Mais je déteste ceux-là
Ils sont moches et stupides
Ils ne sont pas pour toi
Tu mérites moins aride
Pourtant je les transmets
A ton cœur, à tes yeux
Espérant meilleurs mets
Ils mouront en ton bleu
J’entends encore tes pas
Et j’attends ton retour
Ce soir je n’y arrive pas
L’amour est un vautour
Il te guette et te prends
Sans te lâcher, jamais
Ma tête est pleine de dents
Qui ne desserrent jamais
Envahie par mes sens
Mes pensées vont vers toi
Je n’ai plus mon essence
Je te donne mes doigts
Ils ne serviront pas
Attendant ton retour
Prends mes yeux et mon foie
Je n’ai plus que l’amour
Tu me laisses ainsi choir
Je t’attends, je m’endors
Encore un triste soir
Où ma vie est dehors
Posté le 29.08.2007 par gc
A toi...
Je voudrais qu'on me jette
De la poudre dans les yeux
Ne plus voir ces silhouettes
Ni tous les malheureux
Je voudrais être sourde
Que les sons soient changés
J'ai la tête tellement lourde
Et puis je traîne les pieds
Donnez-leur les ballons
Qu'ils n'auront jamais
Chantez-leur les chansons
De paix, de liberté
Et la fraternité
Où est-elle pour eux ?
Et puis l'égalité ?
Ils n'ont pas les yeux bleus !
Magyd et tous les miens
Qui se battent pour l'Homme
Vous m'avez donné faim
De combats, de réformes
Pour tous les gens qui souffrent
D'injustice et des lois
Des traditions, des gouffres
Des religions, des rois
Vous avez su écrire
Tant de larmes et de mots
Qui redonnent le sourire
Lorsqu'on se sent moins beau
Un véritable espoir
A travers vos chansons
Vos textes : un exutoire
Contre tous les poisons
Posté le 28.08.2007 par gc
Mon petit frère
A toi, qui es mon frère
Jamais je ne reçois
Un seul baiser sincère
Une bise, pas une fois
J’aimerais bien qu’un jour
Tu viennes me voir mon frère
Que sans aucun détour
De ta sœur tu sois fier
Moi qui t’aie vu grandir
Qui t’aie tant engueulé
J’aime te voir sourire
J’aime tellement te voir gai
Lorsque tu viens me parler
Me confiant tes soucis
Je me sens exister
Pour toi plus qu’une amie
Mon tout p’ti frère à moi
Un p’ti mec un peu maigre
Si honnête et si droit
Toujours sage, jamais aigre
Moi je suis fière de toi
De ce que tu es devenu
Un homme gentil, mais froid
Mais ce n’est jamais perdu
Comme tu me l’as demandé
J’essaie du mieux que je peux
D’exprimer mes pensées
Tous ces mots c’est trop peu
Je n’oserais te dire
Relation trop pudique
Entre nous il faut lire
T’écrire « je t’aime », sans pic…
(Juin 2007)
Posté le 28.08.2007 par gc
Putain de page blanche
Moi qui ai si peur et qui suis si mal
Pourquoi mon stylo ne crache pas ses maux
Pourquoi mon cerveau ne verse plus ses eaux
Je suis sèche, amère ; plus de sucre, de rose
Je veux la colère
Je veux la misère
Mais non cet état qui me laisse lasse
De tous les tracas, de tous les échecs
Des compétions sans cesse qui se courent
Un petit échec mais d’un goût si âpre
Atone et sans sel je ne peux vomir
Il s’accroche à moi et me tourmente, fort
Remise en question et tous ses amis
Sont venus à moi, me serrent les mains
Les pieds et la langue jusqu’aux intestins
Mal de bide, larmes sèches, ongles boudinés
Angoisse perpétuelle d’une barre à maintenir
Société de merde, oui j’en fais partie
De ce métier fou, de toute sa misère
Je survis par lui mais je survis pour lui
Toujours voir plus haut et mes ambitions
Me bouffent les genoux, je ne tiens plus debout
J’ n’ai pourtant pas bu : non c’est interdit
Je ne fume plus non plus car fumer ça tue
J’ fais encore l’amour c’est ce qui me tient en vie
(Août 2007)
Posté le 28.08.2007 par gc
Rappel à l’ordre
Je dis non à la terreur
A la peur, à la frayeur
Vous mes frères répondez-moi
Dites-moi que c’est nous les rois
Que l’argent, que les profits
Ne valent pas plus que nos vies
A nos frères que l’on renvoie
D’un pays malade, sournois
Aidez-moi, prenez les armes
Pour réunir nos trois dames
O la liberté, son âme
L’égalité crève, infâme
J’oublis la fraternité
Que certains ont tant clamé
Revenons-nous en arrière ?
Je ne veux pas de ces guerres
Oubliez-vous tous les morts ?
Je me sens mal quand je m’endors !
Mes frères meurent devant moi
Et la France le conçoit.