Annee deux mille six
Posté le 29.08.2007 par gc
Le p(e)tit bonhomme en noix
Il était une fois
Un p(e)tit bonhomme en noix
Qui mangeait ses doigts
Par gourmandise je crois
Il me dit : ma foi
Si un jour je n’ai plus de bras
Je me mangerais d’en bas
Et je mourrais en moi…
(2006)
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Posté le 29.08.2007 par gc
Féerie
Je suis une fée nommée Déni
Je vis dans un bouchon en liège
Un petit trou en guise de lit
Il y fait chaud : un privilège !
Je vais vous compter mon malheur
Je suis amoureuse d’un humain
Je l’indiffère : trop en hauteur !
Bien trop réel pour être miens
J’avais comme amie une sauterelle
Une pomme de pin l’a écrasé
Elle était jeune, elle était frêle
Ses pattes se sont emmêlées
Une mouche m’a volé mes ailes
Puis elle a brûlé mon bouchon
J’ai laissé mon amie fidèle
Et j’ai enfin quitté le fond
Dans l’espérance d’un seul baiser
Je suis devenue bien réelle
Sur un nuage je suis posée
Je n’ai plus besoin des mes ailes
(2006)
Posté le 29.08.2007 par gc
Claire
A ma petite sœur
Que j’aime, qui me manque
Si grande en mon cœur
Et parfois si chiante
Pour ce joli jour
Je voulais t’écrire
Quelques mots d’amour
Et puis tous nos rires
Un petit mot doux
Que tu garderas
En souvenir de nous
Des joies, des tracas
De mauvaise humeur
Lorsque tu t’éveilles
Aucune rancœur
Tes rires je les veille
Ainsi est la vie
Rares sont les je t’aime
Mais par cet écrit
Je te cris je t’aime
(Décembre 2006)
Posté le 29.08.2007 par gc
Dors
Mon cher ange, mon amour si cher à mon cœur
Laisse-toi envelopper de ce voile de douceur
Ta joue ronde posée sur l’oreiller aimé
Où j’embrasse ton odeur toute la journée
Laisse-toi envahir par ces rêves d’enfants
Moi ta Wendy et toi mon Peter-Pan
Un monde imaginaire que nous saurons vêtir
Pour nous deux qui avons tant de mal à grandir
Allongé, nu, paisible, je te regarde longuement
Je devine tes formes sous ce drap qui ne ment
Je sens monter en moi ce désir délicieux
Ma bouche aimerait tant se poser sur tes yeux !
T’embrasser les deux pieds puis monter doucement
Je veux être ce drap qui te caresse, amant
J’appelle tes mains douces pour effleurer mes sens,
Ta bouche, tes yeux, ton cou, ton ventre et ton essence…
Ce merveilleux tableau dès le matin naissant
Ma fait aimer la vie, ma fait vivre l’instant
Pour une nouvelle journée remplis de joie, d’amour
Tu t’éveilles souriant et nous faisons l’amour.
(2006)
Posté le 28.08.2007 par gc
H…
La luminosité des matinées naissantes
Je l’attends, je la veille
Mais la précarité de mes nuits affolantes
En suspend, elle m’éveille
Dans ce lieu, bien plus forte, immortelle selon eux
Je pars et je m’isole
Ils m’envahissent, m’emplissent, sans regarder mes yeux
Où suis-je ? Une camisole !
Je m’arrête ce matin, je sors, je respire
Je fuis la nuit, le froid
J’oublis que mes deux mondes un jour vont s’unir
Bientôt ce sera moi
Et vous le monde du jour, de la santé, des rires
Vous oubliez si vite !
Qu’un autre monde existe où l’on s’en va mourir
Aujourd’hui c’est un mythe
Oui ! Je m’adresse à toi : lecteur dans le déni
Pense à ta condition
Non ! Tu n’es pas un dieu, non ! Tu n’es pas béni
Tu auras ta potion !
Je vous salue bien bas, avec tous les honneurs
Je m’en vais, moi je fuis
J’enlève ma camisole grâce à mes larmes, mes pleurs
Je retrouve mon lit
(Août 2006)
Posté le 28.08.2007 par gc
Tous les jours…
Tous les jours je sens
J’écoute et je vois
J’essaie mais je mens
La misère, le froid
Je fais face, j’insiste
Les images, les sons
De la vie qui glisse
Il n’y a plus de front
J’aime les aider
Mes frères et mes sœurs
J’ai mal mais j’y vais
Puis un jour ils meurent
Les silences, la fin
Les pleurs, l’impuissance
Je sais les dessins
Je sais les souffrances
J’aimerais crier
Parfois en secret
Et pour me vider
Sans retenue je pleure
Sans trop de tristesse
Juste en soulagement
Une petite faiblesse
C’est mon relâchement
Mon échappatoire
Car tous les jours
Je côtoie le noir
La mort, ses détours
(2006)
Posté le 28.08.2007 par gc
Poison
Cher amour et cher ange
Tu causes ma perdition
Je me noie dans tes langes
Encore une injection
Pourquoi me plaire autant
Attiré par les maux
En mon cœur palpitant
Tu passes jusqu’au cerveau
En moi tu deviens roi
D’un royaume implorant
Ton trouble et ton effroi
Je deviens ton mendiant
Depuis bien trop longtemps
Mon corps est décharné
On me prive de tes dents
Je veux crever damné
Je t’en prie viens en moi
Prostituée et crevure
Entre en mon sein : j’ai froid
Je me fous de la censure
J’ai atteins tous les fonds
J’ai coupé toutes les routes
J’ai bu tous les flacons
Seul, pendu à ma poutre